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Covid-19

Gros vide

Étrange défaite ou choix de la défaite ? Comment expliquer ce refus des institutions d’affronter le virus avec les moyens dont dispose actuellement le système médical français ?

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Homme au trou béant - Sculpture Melancholy d'Albert György
Homme au trou béant - Sculpture Melancholy d'Albert György (Montage / Affranchi)
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Par Alexandra Tricottet
Lecture 25 min

Avec l’aimable autorisation de sa veuve, nous commencerons par citer Gilbert Huault, Projet concernant le système de santé.

« L'équilibre de la balance du secteur public et du secteur privé, biaisée en faveur de ce dernier depuis de nombreuses années, sous la pression d'intérêts financiers avérés ou occultes, sera rétablie. La France est championne d'Europe de l'hospitalisation privée lucrative. Elle y est près de deux fois plus forte qu'aux USA. On assiste de plus en plus au tri des examens, des interventions, des hospitalisations les plus « rentables » pour les orienter de l'hôpital public vers des structures privées, aux frais des citoyens et des organisations de solidarité.

La vocation de l'hôpital public n'est pas de redevenir le lieu d'accueil des nécessiteux, ni d'assumer à lui seul les prises en charge les plus coûteuses et les plus pénibles. Il faut rappeler que 80% des Français meurent à l'hôpital public, une partie provient de cliniques....

Bon, reprenons.

Après tout ce temps, on ne soigne toujours pas et on ne compte pas soigner. On accueille, éventuellement en urgence, si on est un peu insistant ou expirant.
Inutile de développer, il suffit juste d’avoir de la mémoire.
Certains s’exclameront, outrés :  « mais, nous n’avons pas de médicament contre le gros vide ! » Je peux même donner les noms des innombrables andouilles qui ont répété à l’envi cette antienne.  Et comment diable pratique-t-on la médecine habituellement ? Croyez-vous que pour chaque pathogène, il existe un médicament particulier ? Ouvrez donc un Vidal un jour dans votre vie, pour voir. Puisqu’on vous dit que ce virus est inconnu ! Inutile donc de faire de la pédagogie, malgré les outils de diffusion hautement performants dont nous disposons pour expliquer ce qu’est un virus et comment s’en prémunir au mieux.

Il n’a donc pas de famille ce pauvre petit ? Ne connaît-on pas grosso modo le comportement de ses frères et sœurs ? Tous les vétérinaires sont capables de vous expliquer le pedigree des coronavirus, alors, à quoi ont été payés les médecins de canton, les médecins de l’Académie, ceux qui hantent les ARS sans oublier les spécialistes des plateaux télé ? Certainement pas à expliquer aux populations ce qu’on pouvait savoir, comment se prémunir, comment lutter. Les outils officiels de diffusion de l’information, comme la télé, la radio, n’ont donc pas servi à diffuser des conseils, ni un état de nos connaissances sur le sujet. Non. On peut bien le reconnaître maintenant : ils n’ont servi qu’à affoler les populations. Littéralement, à leur faire perdre la boule. Même France-Musique est devenue inécoutable avec ses communiqués du ministère de la santé et « des solidarités » digne d’une bande d’annonce pour film d’angoisse de série z.

Nous n’avons aucune molécule disponible contre les attaques virales. Soit. Il est vrai que du côté des antiviraux, la pharmacopée moderne pèche un peu. Savez-vous pourquoi ? Au risque de passer pour terre-platiste auprès de mes contemporains amnésiques, il s’avère que la médecine « moderne » a, par sa pratique, observé que le succès de la lutte contre les virus dépendait de l’état du système immunitaire de l’hôte et de l’asepsie. Eh oui, les gars, les antibiotiques, c’est pas automatique ! On les avale seulement en cas de surinfection. À mon époque déjà, on attendait la fin de son angine virale au lit, sous surveillance médicale. Et si ça dégénérait, c'est-à-dire si une infection se déclarait, alors on avait la chance d’avoir des piqûres de Totapen dans les fesses. Si on avait appliqué la médecine moyenâgeuse actuellement en vogue contre le covid, je serais morte une fois par an pendant dix ans environ, comme bon nombre de mes copains d’école. Le paracétamol n’y aurait rien changé, seul. Sans surveillance médicale, un virus qui tourne mal, quel qu’il soit, peut entraîner la mort ou le handicap définitif.

En attendant les antiviraux de compétition issus des dernières recherches, il s’avère que la pharmacopée dite traditionnelle a compilé depuis des siècles un savoir encyclopédique sur les plantes médicinales. Médicinal, ça veut dire qui permet de soigner. Je rappelle au passage que les molécules présentes dans ces plantes sont la base de notre médecine moderne, les procédés industriels ayant permis d’une part d’extraire, de concentrer, voire de synthétiser ces molécules par imitation et, d’autre part, de les produire et de les distribuer jusque dans les bleds les plus reculés. La socialisation des moyens de production à évidemment profité à la pratique médicale.

Les seuls antiviraux connus et maîtrisés font partie de la pharmacopée dite traditionnelle, pour autant leur production et leur commercialisation n’ont rien de vraiment traditionnel. Les huiles essentielles ne sont donc pas des produits placebo réservés aux naturistes de tout poil. La distillation vous connaissez ? Les molécules ? Les phénols, les éthers, les alcools ? On pourrait même préciser : aldéhydes aromatiques, phénols, monoterpénols.
Mais peut être que le vin n’est qu’un jus de raisin après tout…

Et pourtant, la conclusion s’impose encore une fois : prenez soin de vous car notre système médical ne compte (toujours) pas le faire. Et n’oubliez pas d’éternuer dans votre coude en attendant un miracle. C’est cette façon d’envisager le soin qu’on voudrait nous faire prendre pour de la médecine, de la clinique, de la science. Quand je pense aux prouesses accomplies par les services de médecine hospitalière depuis la création des CHU par exemple, je me dis que certains doivent se retourner dans leur tombe, eux qui ont consacré, au bas mot, cinquante années de pratique quotidienne à la prise en charge des malades et de leurs pathologies. Nombre d’entre eux étaient des cracks en pharmacologie, en clinique, en diagnostic. Ils n’avaient à l’époque que peu d’outils technologiques. Pensez, ils ventilaient les patients à la main en se relayant ! Alors songez à ce qu’ils auraient pu accomplir avec les récents progrès de l’imagerie médicale. Si comparaison n’est pas raison, nous avons de quoi douter tout de même de la qualité de la formation de nos médecins actuels.

Peut-être bien que n’importe quel citoyen un peu avisé et de niveau éducatif honnête, de n’importe quel pays, non payé par des laboratoires, aurait eu l’idée saugrenue de ramasser l’entièreté des armes disponibles pour combattre le gros vide qui s’avançait. Au bout du compte, qui a fourni les visières plastiques pour les personnels hospitaliers quand ils étaient habillés en sac poubelle par le ministère ? Les conjoints des soignants travaillant dans diverses entreprises n’ayant pas de rapport à première vue avec le domaine médical. 

Le fantasme du monde d’après vaut bien celui du monde d’avant

Une année et demie maintenant en forme de manuel de psychologie : projection, ellipse, passages à l’acte, magico-phénomènisme. L’angoisse est bien le véhicule du déni. Toutes ces notions nous sont devenues familières tant elles remplissent dorénavant notre quotidien. Certes, elles existaient avant mais jamais nous n’avons pu les illustrer avec tant d’aisance. Grâce à cette année et demie, on n’aura jamais aussi bien compris à quel point la posture est pathétique quand la météo générale est à l’angoisse.

Plus value, classe dominante, appareil d’État, surdétermination, lutte des classes, socialisation de la production, concentration du capital. Une année et demie pour comprendre également les concepts marxistes. De théories remises en cause, moquées, elles sont devenues notre réalité quotidienne, celle qu’on peut toucher du doigt dès le lever du soleil.
Les couches moyennes dans tous leurs états : une année et demie pour comprendre Clouscard : « Eh oui, non seulement vos privilèges mais même votre existence sont remis en question (1) ».

À propos de fantasme à ciel ouvert (ou à tombeau ouvert), on peut en passant mesurer la malléabilité de nos esprits et compter chacun le nombre de films catastrophes dont nous avons été biberonnés. De I am a legend jusqu’à Contagion, nous baignons depuis le plan Marshall (et ses contrats juteux assortis) dans le prêt à penser de l’individualité, déguisée en « ineffable singularité ». Le Moi qui se croit seul et s’imagine héros de l’Histoire. Mesquin, pompeux, bavard, crétin, interprétatif. Haïssable pour de vrai quand on lui lâche la bride, quand l’organisation sociale vire au chaos. Sans aucun doute, nous avons connu d’autres phases de ce genre dans notre histoire, mais les générations élevées aux « acquis » des trente glorieuses ont dorénavant l’occasion de comprendre à quel point tout n’était que rapport de forces et conquête de haute lutte. Bien sûr, avoir l’occasion ne signifie pas la saisir...

Surdétermination

Les travailleurs de l’amer n’ont pas couru à la vaccination et sont les premiers pénalisés par le fameux passe. Quand le quotidien du travailleur se durcit, que toute démarche prend des plombes, qui a le temps de faire le nécessaire pour faire face, au mieux ? Certainement pas celui qui s’éreinte huit heures ou plus par jour au boulot, sans compter son temps de transport, avec un salaire de misère pour tout passeport. Qui remarque ce durcissement ? Pas ceux qui télétravaillent depuis leur canapé, ni les retraités “rangés des bagnoles” auxquels on a seriné qu’ils n’étaient plus dans le coup et qui se font un sang d’encre. Pendant le télétravail de certains, même manger à la pause de midi devient compliqué pour les autres : déambuler dans des villes fantômes, acheter et trouver des matériaux quand on est dans le bâtiment, aller porter un colis à feu la poste, prendre rendez-vous chez le dentiste, consulter un médecin de ville ouvert pendant les « confinements »...

Combien de pédagogues ont tancé les travailleurs qui font vraiment « n’importe quoi », qui ne respectent rien, qui ne mettent pas leurs masques pour faire des bétonnières ? Les travailleurs sont des idiots insuffisamment formés, ils agissent comme des égoïstes, des gosses gâtés ou comme des bas-du-front, c’est selon, en fonction de la marotte du pédagogue qui se croit commis à leur supplément d’éducation civique. Ce qui est certain, c’est qu’aucun de ces pédagogues autoproclamés n’a idée d'à quel point le travailleur lambda l’emmerde.

Le soir, quand ceux qui galèrent pour joindre les deux bouts par temps de Covid ont le temps de téléphoner pour prendre des nouvelles de leur monde social évanoui, leurs amis lointains leur racontent leurs projets de vacances avec passe. En fait, pour dire vrai, indépendamment de la méfiance du travailleur pour son exploiteur, la partie laborieuse de la population n’a même pas eu le loisir d’aller se vacciner. Non seulement pendant de longs mois il n’y a pas eu de médecin de ville opérationnel, mais il n’y a pas eu non plus de médecine du travail. Une bonne occasion de remarquer que celle-ci est désormais en état de mort cérébrale, comme la médecine scolaire d’ailleurs.

Mais c’est vrai qu’ils y mettent un peu de mauvaise volonté, on dirait. Les bars qu’ils fréquentent sont sans masque et sans passe. Le temps d’atteindre la tranche d’âge à laquelle le covid est vraiment mortel, ils seront sûrement morts de pathologies diverses réservées en priorité aux travailleurs : accidents du travail, cancers mal soignés, arthroses invalidantes... Pourtant, un monde nouveau est advenu, sans conseils sensés, sans discussions, sans débat, sans échanges. Si internet n’avait pas existé, on aurait tous creusé un caveau pour s’enterrer. Alors critiquer « la culture » internet du sans grade qui se débat comme il peut pour comprendre, voyez-vous, c’est un peu gonflé.

Ce qui n’empêche pas ceux qui ne doutent de rien de continuer à faire la leçon. Amis de la pureté et de l’innocence du prolétariat, vous auriez dû profiter de vos congés payés, gagnés par les autres, pour faire un stage dans un bar de quartier populaire. Vous auriez pu y prendre la mesure du mépris que vous inspirez.
Manque de pot : les populations les plus oxydées résistent mieux à l’attaque du gros vide qui guette. Ils n’en guérissent pas mieux mais le virus s’agrippe moins bien. Il n’y a pas eu plus d’affluence prolote dans les hôpitaux. Plus de laissés pour compte, plus de gaulois fumeurs qui sentent le gasoil. Il y a même eu plus de malades du côté de la bourgeoisie, à en croire une étude. Eh oui, chez eux, pas de « gestes barrière », les réunions de famille et autres cousinades se sont déroulées comme prévues. (2) La seule différence est qu’ils ont été soignés, pris en charge par la médecine. Sans parler des innombrables professionnels de la politique et de la mondanité qui auraient été soignés au « protocole Raoult » pendant qu’on essayait d’interdire les soins aux gueux.

Les travailleurs ont continué de prendre le métro pour aller au turbin, serrés comme des sardines aux heures de pointe, avec leurs masques. Ce qui nous a valu d’inénarrables commentaires des médecins des hauts plateaux télévisuels sur les faibles chances de contamination dans les transports en commun. Il paraît même que personne n’y reste assez longtemps pour être contaminé. La femme de ménage de Villiers-sur-Orge qui nettoie les bureaux de la Défense appréciera à sa juste valeur ce commentaire finaud du commis – ou du comique – de laboratoire pharmaceutique. Un train peut en cacher un autre et on peut rater les deux.

Non, rassurez-vous, je ne fais pas référence aux trains vers les camps, ce n’est pas un point Godwin que vous venez de voir passer (le seul point G enfin à la portée des couches moyennes). Peut-être que ceux qui sont nés longtemps après la privatisation de la SNCF n’ont pas eu la chance de voir passer des trains près de chez eux, et ne savent donc pas que ce panneau (« Attention, un train peut en cacher un autre ! ») était affiché à chaque passage à niveau.
Je ne vais pas manifester car les manifestants sont des fachos, et ceux qui ne courent pas à la piquouse salvatrice sont des ignares. Plutôt mourir que d’être confondu avec ces obscurantistes ! On se croirait revenus au temps des Gilets Jaunes... Ils sont tous là : Martinez, camarades des fédérations, tous trop occupés à se placer sur les photos officielles de campagnes boudées par 60 % des citoyens. La peur de déchoir les tenaille, les turlupinent même.

Bref, comme d’habitude, le stigmate de l’origine leur fait horreur. Être assimilé à la masse des incultes alors qu’on a passé sa vie à prétendre qu’on était plus intelligent ! Ce n’est plus un symptôme évasif qu’on surprend au détour d’une rencontre, mais un obsessionnel en chair et en os en phase délirante qu’on entend hululer. Ah, la pédagogie du réformard à destination du prolétaire qui n’a encore rien compris ! La voilà la volonté de partage, mais sans l’ambition, sans le boulot qui va avec, sans le questionnement sur ses propres déterminations. Rien d’autre que le ton du conseiller d’orientation. Les prolétaires adorent ça. Il y en a même parmi les pédagogues qui sont persuadés que les bobos donnaient des leçons aux prolos. Autant dire qu’ils n’ont jamais assisté à la rencontre entre les deux. Bref, les couches moyennes éduquées (aux frais du Travailleur Collectif) ont bien passé un an et demi, non pas à relire Marx et Engels ou à lire Clouscard mais à professer, à vilipender, entre deux hoquets d’angoisse.  

Ne jamais sous estimer le névrosé, il est toujours capable de bien pire que le psychotique labellisé quoi qu’aient pu nous raconter les historiens de pacotille qui fabriquent les manuels scolaires. La névrose est sociale, vaguement personnalisée ensuite. Le papier peint d’abord, les motifs après. Certes, parfois on aimerait encadrer un morceau de rouleau parce qu’on le trouve très beau, mais ça reste du papier peint.

Pourtant, nos analystes s’accrochent : la lutte titanesque en cours serait donc entre les suppôts du complotisme et leurs victimes. Ah, les andouilles ! Elles croient que la classe dominante veut leur faire la peau ! Mais non, voyons, la lutte des classes n’existe nulle part ailleurs que dans les livres. C’est étrange, les Gilets Jaunes ont repris du service dans les manifestations anti-passe mais n’ont pas de masques customisés. Ils ont des masques de supermarché défraîchis ou pas de masques du tout, contrairement aux camarades qui ne vont pas dans les manifs, et qui ont eux des masques cousus-main, quasi brodés. Un peu comme ceux des gauchistes ou des gens qui sont du côté du sérieux pandémique ou académique : profilés, en couleur, avec logo qui pète. Il y aurait tant à dire sur ce nouvel accessoire de mode, expression du bon goût de son porteur, de son sens de l’élégance collective, de l’esthétique, voire de la fantaisie, de l’originalité. Ça peut être très beau un masque en plus d’être extrêmement utile, quand on le tripote toute la journée.

Adeptes de la sous culture mitterrandienne, semi-doctes de tout poil, éducateurs un jour-éducateurs toujours, journalistes payés à la passe, médecins de plateaux télévisés... Je me demande qui peut encore supporter sans grincer des dents tous ces tocards qu’on a vu défiler à la queue leu leu pendant un an et demi. Le populiste n’est décidément pas là où on le croit. Vous pouvez mépriser du haut de vos demi diplômes la « culture internet » mais cet outil a fait plus en une année que vous en vingt ans de carrière de pédagogue du dimanche. En un clic, des pans entiers de la culture arrivent jusque dans notre lit. Y compris, bien évidemment, la culture médicale. Vous n’avez décidément pas les bases. (3) Il serait temps de vous former sérieusement, comme l’a fait le quidam qui cherchait des réponses aux questions que posait l’état du monde actuel.

S’accrocher à son passe pour justifier de son droit à prolonger sa situation de contremaître, c’est beau comme un programme fordien. En caricaturant à peine : « je suis obéissant, méritant, sage, intelligent voire perspicace, on ne risque donc pas de me priver de ma part de gâteau. J’aime la science, sous toutes ses formes, même habillée comme une pute, même maquée par le capital. Bref, je crois à la pureté. Et j’ai tellement hâte de retrouver la vie d’avant. D’où mon agacement et ma moquerie à propos des apprentis scientifiques qui peuplent nos belles régions ».

Tout ça sent tellement bon le mépris de classe qu’il est décidément difficile de ne pas le reconnaître. A contrario, si je suis médecin, payé à vie par les cotisations de tous, mais que je ne soigne pas, « l’opinion » trouve ça tout à fait normal. De même qu’elle trouve tout à fait normal qu’on interdise l’accès aux soins aux non vaccinés qui pourtant fournissent les mêmes cotisations au régime général. Ah, la culture du consensus, l’éternel ventre mou de la République, avec ses tièdes, lovés en son sein, bien au chaud ! Ceux qui préfèrent faire la leçon, dénoncer le vulgaire, mais qui sont toujours les premiers à s’en remettre aux grands prêtres qui nous guident. Ceux qui votent les pleins pouvoirs à n’importe quel chefaillon.

Rassurez-moi, est-il possible que le formidable développement des forces productives n’ait accouché que du pack 3 en 1 qui comprend le « magic vaccin », la collecte des données numérisables et la vision du monde des experts de la start up nation ? 

Orsan ? Connais pas.

Pourtant, en y regardant de plus près, et d’un clic, on peut aisément trouver les détails du nouveau plan, pondu l’avant veille de la pandémie à la mode. Le plan blanc a été « actualisé » en 2019 et est devenu le plan ORSAN. Cette actualisation permet une nouvelle organisation de la réponse du système de santé face aux situations sanitaires exceptionnelles dans un cadre territorial et légal défini, selon une chaîne de commandement dans laquelle la santé est « épaulée » à chaque étage par le pouvoir exécutif (ministère des armées, de l’intérieur, préfet de zone, préfet de département). La santé n’est donc pas la seule concernée, le personnel médical figure dans les diagrammes en bas de la chaîne, l’appareil d’État, en haut. À l’échelon hospitalier, les présidents de CME (Comité Médical d’Établissement) ainsi que les chefs de pôle sont la « voix médicale » en cas de situation sanitaire exceptionnelle.

Ceux qui sont au front sont donc assez peu et assez mal représentés dans les instances décisionnaires, si on ajoute à ces éléments le fait que les hôpitaux sont « gérés » depuis les années 90 principalement par des administrateurs n’ayant aucune formation médicale.
Par ailleurs, ce dispositif a préconisé un recensement régulier des moyens humains et techniques, des stocks de « produits de santé » et s’est penché sur les « événements générateurs de tensions hospitalières ». Parmi ces « évènements », les directives insistaient sur la tension liée à l’affluence des patients, les problèmes d’effectifs et la « fragilisation du fonctionnement des structures d’accueil des urgences ». Fragilisation « d’origine structurelle », « exacerbée par une situation conjoncturelle » (comme le gros vide 19 par exemple...).

Le manque de lits d’aval, « l’inadéquation de l’offre de soins avec l’activité », tous ces dysfonctionnements « structurels » étaient notés, donc connus. Le ministère savait donc, au vu des « problèmes structurels » des services des Urgences que ceux-ci ne pouvaient pas prendre en charge de problème sanitaire exceptionnel. Et de fait, les Urgences déjà en surtension, raison pour laquelle ces mêmes services avaient été récemment en grève, ont été vite débordées par la menace de l’affluence Covid. Depuis trois décennies au moins, nous voyons nos équipements de santé se dégrader et devenir incapables de répondre aux besoins de la population au motif de faire des économies pour réduire la "dette" de la Sécurité Sociale ou des hôpitaux. Les différents gouvernements successifs ont effectivement rationné les dépenses publiques de santé et mis progressivement sous tutelle le secteur hospitalier, via l’Europe.

Le projet en plusieurs phases « Ma santé 2022 » pondu par Agnès Buzyn, du temps où elle était encore ministre de la santé, avant qu’elle ne passe à autre chose en pleine crise sanitaire, était censé remettre de l’ordre dans ces dysfonctionnements. On peut faire la liste des propositions pour régler le problème de la paupérisation du secteur hospitalier : des primes jetées comme des miettes pour les différents échelons de soignants, c’est-à-dire des « incitations » pécuniaires pour motiver les troupes, hors cotisations, une mise en concurrence accrue des projets de recherche de santé par l’attribution de crédits aux projets « innovants » (crédit MERRI), une revalorisation du management hospitalier et la création de Groupements Hospitaliers Territoriaux afin « d’optimiser » l’organisation de la santé sur un même territoire.

Dans cet ordre d’idée, il s’avérerait, à en croire les nouvelles dispositions ORSAN que l’organisation en GHT (Groupe Hospitalier de Territoire, loi du 26 janvier 2016) serait une « opportunité » (également en français dans le texte) à la fois pour actualiser efficacement le nouveau Plan Blanc mais aussi pour les établissements publics de santé puisque elle est censée « renforcer » la coopération entre les différents établissements membres du GHT». On a pu depuis constater à quel point l’ensemble de ces mesures étaient efficaces, sensées et bien pensées.

La chaîne décisionnaire a donc été complètement remaniée : tout le pouvoir aux préfet-laquais. Non, cette dictature n’est décidément pas sanitaire, car les médecins ne sont qu’en bout de chaîne, en piétaille qui exécute les ordres de l’appareil d’État et de son « conseil scientifique » qui ne rend de comptes à personne. Ni aux populations, ni aux deux assemblées. Ce qui n’exclut pas que les éventuels experts réunis par le ministère ou le gouvernement peuvent être issus du monde médical, de même que le ministre de la santé peut être un ancien médecin, même s’il a opté désormais pour une carrière politique qui l’éloigne de ses années de pratique.

Gouverner avec un conseil de défense, faire voter des lois scélérates par ses godillots qui font obstruction au débat parlementaire, dessouder les médecins qui soignent, donner un blanc seing aux laboratoires pharmaceutiques, engager des cabinets de conseil contre des sommes énormes alors que des services d’État censés faire le même travail existent déjà...

Le gros vide a donc permis opportunément d’actualiser tout ça en le rendant effectif, à marche forcée, dans un contexte de grève généralisée. Un bon choc thérapeutique pour soigner une fièvre sociale mondialisée, quelle belle « opportunité » diraient ceux qui pensent et parlent le globish actuel ! Depuis, s’est ajoutée une longue série de mesures économiques et politiques qui ruinent un peu plus le monde du travail : interdiction des rassemblements, mesures de confinement, couvre-feux, mises au chômage technique, suspensions de soignants (sans salaires), suppressions de lits, interdiction de soins de ville, et j’en oublie certainement. On sait maintenant qu’on a eu quelques raisons de se faire du souci sur les suites politiques apportées à la crise du grand vide.

L’armée de réserve du prolétariat ne s’est jamais aussi bien portée depuis les années 30. Hasard ? Malveillance ? Incompétence ? Rien de tout ça. Simplement : phase de concentration du capital avec ses dégâts collatéraux connus et théorisés depuis belle lurette. (4) Et au fait, comment s’appelle donc ce type de gouvernement ?

La piquouse salvatrice

J'ai l'impression d'avoir affaire à des junkies quand je croise des vaccinés fiers de l’être. Et si je n'ai aucune pratique de la substance, j'ai une pratique précoce des junkies. Je remarque dans les réactions des vacciné-heureux une certaine propension à mépriser ceux qui refusent ce Nirvana, une certaine euphorie liée à une surpuissance supposée, un mépris authentique vis à vis des « obscurantistes ». Comme dans le cas des drogues, il s’agit d’un mépris pour ceux qui ne savent pas jouir, qui n’ont pas accès à un monde merveilleux, celui de « l’après » qui a tant fait fantasmer. Les obscurantistes seront privés de (ré)jouissances. Évidemment, dit comme ça, ça fait un peu réchauffé comme Nirvana. Clouscard expliquait dans Le capitalisme de la séduction « le bon usage » de la drogue,  les malins qui ont compris et les autres, has been n’ayant pas les codes QR.

On retrouve également le même couple de la peur/sujétion face au produit et à son pourvoyeur. Du côté des dealers pharmaceutiques, il y a bien sûr la même vénalité qui suinte, avec possiblement  une entourloupe sur la qualité de la came. Il reste que le vaccin qu'on nous fourgue fonctionne de fait comme un Graal : il donne accès, d’où le nom globish de pass auquel il donne droit. Le dealer et le maître-chanteur sont de la même famille.

Si on avait voulu prémunir les populations, on aurait décidé de faire un vaccin à virus inactivé, sûr, à large spectre de variants, aux effets secondaires maîtrisés. À la chinoise en somme. (5) Et personne n’aurait rechigné, hormis les anti-vaccins en chair et en os. Ni les personnels soignants qui ont tous leurs vaccins à jour ou presque. Ni les travailleurs qui ont l’habitude des mesures de santé publique. Mais il y a comme un mensonge dans toute cette histoire de vaccins qui n’en sont pas, produits par des firmes énormes qui ont une solide expérience en matière de scandale pharmaceutique, ne supportent aucun contrôle étatique, n’ont cure de la santé publique et qui se font un beurre terrible en négociant comme des chacals les doses et leurs nombre.

La technologie de l’ARN messager est sans doute l’avenir de la lutte contre certaines maladies, mais c’est une raison de plus pour ne pas laisser cet avenir aux mains de n’importe qui. Penser que les firmes pharmaceutiques sont des bienfaitrices de l’humanité, je ne sais pas vous, mais personnellement, j’ai un peu de mal à y croire. C’est idiot mais je ne pense pas que le grand capital œuvre pour le bien commun sans y être contraint. Étant un enfant du Distilbène, je suis peut être née de nature méfiante. Vous me direz, en bon communiste, que Cuba, la Chine, la Russie ont réagi de façon rapide, pragmatique, sérieuse, disciplinée, à la menace épidémique, ce qui tendrait à prouver que la menace était sérieuse. Certes, à l’arrivée du virus et au vu de ses premiers effets spectaculaires, face à l’inconnu qui vous agresse, il y a de quoi. Mais qu’ont-il pris au sérieux ces pays habitués à être la cible des mauvais traitements de l’Occident capitaliste ? La menace et son origine, les ravages possibles du virus dans un contexte de guerre froide qui se réchauffe dangereusement, la maladie elle même ? Pourquoi diable les pays socialistes ou assimilés ont-ils pris cette affaire immédiatement au sérieux ? Les médias occidentaux se sont même gaussés, Le Monde en tête, des mesures draconiennes prises par la Chine pour protéger ses populations. (6)

On ne peut pourtant pas croire sérieusement que les médecins et épidémiologistes de ces pays soient des professionnels sous formés. La plupart d’entre eux ont même proposé leur aide aux occidentaux démunis : les brigades cubaines sont aller aider en Italie, dans les Antilles. Les Chinois ont partagé leurs études, leurs vaccins, les Russes aussi. Mais de là à accepter leurs vaccins comme efficaces, il y a un pas que ne sauraient franchir nos augustes conseillers scientifiques.

Si j’étais complotiste, je pencherais pour l’hypothèse d’une attaque bio-terroriste, à effet boomerang idiot et imprévu, un peu comme si un Américain s’était essayé à chasser à l’australienne entre deux putt de golf. Mais je ne suis pas complotiste, j’ai l’esprit cartésien, je préfère croire qu’une chauve-souris a enculé un pangolin dans une clairière artificielle et que les Chinois, fins gourmets jamais lassés d’exotisme culinaire, se sont naïvement laissés tentés en goûtant ce pangolin aux mœurs de marquis des antipodes. (7)

Il n’empêche que les Chinois ont fabriqué très vite et à peu de frais un vaccin traditionnel. Il paraît même qu’il est efficace sur la plupart des variants et que ça ne les a pas empêché de fabriquer des hôpitaux avec le personnel qui va avec. C’est à se demander qui joue le rôle du Ouïghour dans cette histoire à dormir debout ! j’ajouterai même que si on se place résolument du côté de la science avec un grand s, on devrait s’étonner du manque d’autopsie des cas de morts du Covid. Peut être même qu’on devrait également s’étonner de l’absence d’autopsie des morts liées aux vaccins US, car il y en a eu. Certains diront qu’on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs mais, j’ai toujours trouvé la comparaison entre les œufs et les humains un peu hors de propos. Il semblerait, comme chez les tenants des politiques malthusiennes, que la mort n’est considérée par nos autorités sanitaires comme sérieuse que lorsqu’elle les concerne de près. Il reste que l’autopsie est liée à la médecine moderne et à ses progrès. Quelles sont donc les raisons de ce divorce subit ? Que dit la propagande vaccinolâtre de la situation du soin dans nos pays progressistes ?

Elle dit que des esprits mal intentionnés tentent d’enterrer la médecine clinique, dans la même fosse que la psychiatrie clinique institutionnelle, et qu’apparemment, une grande fosse semble prévue pour l’ensemble des conquêtes à vocation humaniste et sociale.

Une définition de la clinique est toujours utile. Le Larousse dit : « 1, Qui observe directement au lit des malades les manifestations de la maladie. 2, L’enseignement médical donné au chevet des malades ». Donc, la clinique est à la fois une pratique et un enseignement, fondés sur l’observation et le soin (et vice versa), la prise en compte des maux et de ceux qui les portent. L’enseignement initial prévu ne fait pas, à lui seul, le médecin et encore moins le soignant. La formation universitaire est dispensée afin de recevoir cette clinique et de continuer à l’élaborer en tant que savoir dynamique, partageable, évolutif, transmissible et adapté au malade et à la maladie. Dans cette logique d’élaboration du « savoir médical », les apports technologiques sont des outils qui aident et précisent à la fois le diagnostic et le soin.

Ces outils n’ont pas de vie autonome quand bien même ils seraient « merveilleux ». Un vaccin ne va pas sans entretien médical et ne se fait donc pas dans un vaccinodrome en échange d’une sucrerie, il reste un acte médical pratiqué par des personnes ayant vocation à soigner. Leurs salaires étant garantis par les cotisations, ces soignants ne sont pas censés être payés à la pige. Le fait qu’ils soient depuis des années payés « à l’acte » est déjà bien assez indécent. L’infirmière de notre canton est payée 15 euros par test et elle en pratique en moyenne dix par jour, soit 150 euros par jour, 750 par semaine, 3000 euros par mois. Tout ça ne débouchant, je le rappelle, au risque d’insister bêtement, sur aucun soin. Positif ou non, aucun soin ne découle de cet acte, lequel multiplié par le nombre d’infirmières qui sillonnent le territoire donne le vertige quant à l’énormité de la station de pompage installée au flanc de la Sécu.

Les héritiers autoproclamés de la médecine clinique, suite à cet enterrement en rase campagne, sont les multinationales du médicament qui ne sont contrôlées par aucune instance sérieuse et encore moins représentative des intérêts des populations. Certes, ces multinationales ont des chaînes de production d’une modernité indiscutable. Elles emploient également des scientifiques de première bourre, formés dans les plus prestigieuses universités, construites et payées en grande partie par les fruits du labeur de tous, via l’impôt. Ces scientifiques vont au plus offrant, et le plus offrant depuis des décennies est la firme pharmaceutique. Quand on sait combien sont payés leurs VRP (Vendeur-Représentant-Placier), on n’ose imaginer les salaires de la fine fleur de la recherche.

Défaite

« Étrange défaite (8) » ou « choix de la défaite (9) » ?

Si je me réveillais aujourd’hui, après un sommeil d’une petite trentaine d’années, je n’en croirais pas mes oreilles en entendant le discours médical dominant actuel. Mais la dégradation a été progressive, jusqu’au changement de paradigme d’aujourd’hui. Chacun s’est bien rendu compte des changements dans la façon de prendre en charge les malades, mais au coup par coup, entre deux maladies. La silhouette générale n’est finalement sortie du brouillard brutalement qu’à la faveur de la crise épidémique.

Le regretté Gilbert Huault a laissé en 2011 un programme de refonte de la médecine. Il n’a hélas pas été lu, ou par un très petit nombre. Il y fait état de la pente dangereuse sur laquelle s’était engagée la médecine française ces deux dernières décennies. Il n’était pas communiste mais savait très clairement que le développement de la médecine depuis la fin de ses études dépendait de la cotisation, de la construction des CHU, de la formation des équipes soignantes baignée dans la pratique quotidienne… Pionnier de la pédiatrie en même temps qu’un des représentants exemplaires de ce que le système médical français a pu fournir à la population du pays entre les années 60 et les années 90. Par sa formation, sa pratique, son expérience, sa vision de la médecine. C’est du passé me direz-vous. Mais franchement est ce qu’un virus de ce type l’aurait empêché de pratiquer ? O tempora, o mores, la formation dans son service faisait rêver, contrairement à Martin Hirsch qui était déjà reconnu à cette époque pour ce qu’il est.

Notre appareil d’État a donc vraisemblablement choisi la défaite face au virus, en s’alignant sur ses alliés bienveillants et traditionnels, leur politique de soin, leur conception de la gestion des populations rétives, leurs produits dérivés. Étonnant que l’Italie, pied-à-terre (ou baise-en-ville ?) de l’Otan en Europe depuis le 10 juillet 1943 soit le premier pays dans lequel on a expérimenté le non-soin des populations, non ?

Les îles à l’avant garde de la lutte contre la fascisation du pays

Contrairement à nos métropolitains, nos territoires d’Outre-mer ont eu une réaction beaucoup plus rétive aux injonctions de la Métropole. Et ils se sont battus comme de beaux diables, CGT en tête, pour continuer de soigner en utilisant des molécules courantes. La Guadeloupe a été particulièrement têtue. La mère patrie a envoyé des bataillons de supplétifs médicaux pour pallier à ce qui était présenté par tous nos médias comme une situation épidémique particulièrement préoccupante. Les nombreux soignants antillais qui souhaitaient partir là-bas pour aider leur île ont pourtant été recalés, on y a envoyé seulement des blancs labellisés. Se pourrait-il que, vu des îles, le discours vaccinal présente la même silhouette que le discours du pouvoir colonial ? (10)

Pour conclure : je suis de droite mais je l’ignore encore.

Je suis traditionaliste (donc économe) : je préfère les vaccins à virus inactivé. (11)
Je suis totalitaire : je préfère une discipline collective qui a de la gueule et accessoirement qui sert à quelque chose. Tant qu’à se faire emmerder, autant que ce soit utile.
Je suis autoritariste (version communiste, donc authentique si vous avez bien suivi vos études) : je suis favorable à une recherche d’État, transparente, sans brevets.
Je suis collectiviste : je suis favorable à l’union des efforts et des savoirs accumulés en matière de soins et de santé.
Je suis passéiste (tendance écologique) : l’ensemble des formes galéniques et des thérapies disponibles est à mettre à contribution dans la lutte pour soigner.
Je suis communautariste : j’en ai ras les couettes que les camarades progressistes insultent les camarades obscurantistes.
Et puis je suis également une vieille conne maternaliste : je ne considère pas qu’il y a des surnuméraires dans la population.


Crédits photos :
Melancholia d'Albert Gyorgi
Désert, Karim Manjra

Notes et références :

(1) Michel Clouscard, Les dégats de la pratique libérale, rééd. Delga 2020, thèse 60, p.71

(8) Marc Bloch : L’étrange défaite, Folio Histoire, 1990

(9) Annie Lacroix-Riz : Le Choix de la défaite, Armand Colin, 2010

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